Après 50 années de « Révolution Verte » à la française...

"l’irrigation française fait appel aux techniques les plus dispendieuses en eau et les moins efficaces, pour plus de 90 % de la surface agricole utile..".

La pêche a ses plateaux continentaux, la conchyliculture ses estuaires, ses baies, ses marais, des territoires où développer au naturel leurs activités. La vie marine se concentre sur cette bordure côtière généralement irriguée et amendée à partir des eaux douces des rivières et fleuves chargées des sels minéraux issus de la terre nourricière. Les apports d’eau douce agissent pourtant directement sur la productivité planctonique en mer. Quand les rivières ne coulent plus, les pêcheurs remarquent les poissons qui s’accrochent à la vie dans les derniers trous d’eau au milieu des lits asséchés. Quand les rivières ne coulent plus, personne ne s’émeut de la disparition de la vie marine.

Entre la Charente et la Seudre, le bassin Marennes Oléron connaît aujourd’hui un seuil de pollution très inquiétant par la culture du mais intensif ! Le biologiste Jean-Pierre Baud de l’Ifremer avance ceci:
"Les variations brutales de la température des eaux, conséquences directes du réchauffement climatique, provoquent un stress physiologique chez l’animal qui permettrait aux agents pathogènes de se développer. Idem pour les polluants chimiques, notamment les pesticides, qui fragiliseraient le système immunitaire des huîtres. Il y a donc un virus qui se balade, et qui profite du piètre état de santé d’huîtres vivant dans des eaux trop chaudes et trop polluées, pour prospérer."

Plus d'information:

http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2009/09/lirrigation-desertifie-les-champs-de-la.html

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