Retour haut de page

Les news et les communiqués

Contenu de cette page:

Vous pourriez être aussi intéressés par:

_________________________________________

Verdict du procès du 11 septembre 2015

Neuf Zadistes occupants de la Maison Heureuse étaient convoqués devant le correctionnel de la Rochelle le 11 septembre 2015.
Les faits repprochés: recel d'électicité, dégradations, et outrage.

Quatre zadistes se sont présentés. L'un d'eux n'ayant pas d'avocat il a été décidé de reporter son procès au 4 décembre 2015.

Pour les trois zadistes en état de comparaitre, trois peines allant de 35 à 70 heures de travaux d'intérêt généraux ont été prononcées.
Les zadistes absents seront reconvoqués ultérieurement

Ce verdict pourrait presque être qualifié de "verdict d'apaisement", toutefois une incompréhensible indemnité de 1800€ à l'encontre d'un des zadistes présent à été prononcée suite à la plainte de quatre gendarmes.
Gardiens de la paix, vraiment pas un métier facile ! S'exposer à quatre, entrainés, protégés, armés, face à un zadiste épais comme un zadiste qui une idée: ne pas se laisser prendre, est vraiment dangereux et justifie pleinement d'indemnisations supplémentaires !

Serait-il démontré ici de façon flagrante ce qui commence à nettement être dénoncé ailleurs: des agents de la force publique arrondissant leurs fins de mois sur le dos de pauvres gens avec la complaisance d'une justice laxiste à cet égard ?

Des zadistes du Testet passaient également à Albi le 8 septembre 2011

Voir sur le site des bouilles

_________________________________________

Verdict du procès de Till et Hugo le 9 juillet 2015

Nous avons appelé au rassemblement devant le tribunal à 15h et une vingtaine de personnes était présentes. Les copains ont fini par passer vers 20h, le procès a duré 1h30.
Notre adversaire, le ministère public, accusait Hugo de recel d’électricité avec dégradation et refus de prélèvement d’ADN et pour Thill: recel avec dégradation et violence sur force de l’ordre avec outrage.

Nous avons pu nous exprimer sur le fond et non la forme des accusations. Maître Lareuze avocat de Hugo cita "que lui même était coupable de recel d’électricité car il lui arrivait de brancher son chargeur de téléphone sur les prises du tribunal". Le recel était alors un chef d’inculpation totalement ridicule car tout le monde pouvait le pratiquer.
Mme le procureur Pagenelle déclara pendant le procès que le contexte de l’affaire était sensible, que chaque régénération avait eu des esprits contestataires et cita mai 1968. Toutefois, selon elle, "Ce n’est pas parce que nous sommes des objecteurs de conscience que nous pouvons nous permettre d’outrepasser les lois" et elle répétera à deux reprises que ce n’est pas la justice qui les vote et que la justice ne fait que les appliquer. Si les lois doivent être changées, c’est au parlement d’en décider.

Maître Boudière qui s’occupait de la défense de Thill, fit le rapprochement avec Shakespeare: "Beaucoup de bruit pour rien". L’avocat de la parti civile Brice Giret mélangeait plusieurs faits et accusait Thill d’une nouvelle violence: s’être saisi d’un outil et l’avoir utilisé à l’encontre d’un gendarme, violence qu’il n’a pas commise. Maitre Boudière, décrivit Thill comme un être non-violent qui n’avait fait que se défendre par réflexe car on l’avait brusquement ceinturé par derrière.

Nous avons pu rappeler que nous n’étions pas que de simples squatteurs et certainement pas des délinquants; qu’il y avait de réels problèmes, comme l’extinction de l’huître creuse par son appauvrissement génétique et énormément de professionnels endettès dans la profession conchylicole. Que ce n'était pas un projet qui était en accord avec l’environnement: pratiques agro-industrielles, produire toujours plus. Nous avons pu exprimer nos craintes sur la triploïde et que le problème a été évoqué au sénat il y a peu. La triploïde n’est pas en accord avec le vivant, on ne stérilise pas la vie qui est faite pour se reproduire.
Maitre Lareuze ne manqua pas de rappeler que le commissaire enquêteur est passé en force décembre 2014 en validant ce projet surdimensionné porté par le Comité Régional de Conchyliculture (CRC) malgré une opposition de 77 % de l’opinion publique.
Il rappela également la dérive du fichier national des empreintes génétiques qui en 2013 avait recensé presque 3 millions de personnes ou seulement 400 000 avaient été mise en cause.

Le procureur demanda 3 mois de prison avec sursis pour Hugo et 5 mois de prison avec sursis pour Thill. Des peines bien trop lourdes contestés par nos avocats qui ont su mettre en place une bonne défense sur le profils des deux copains.
Après la concertation des jurys, le verdict tombe coupable. Pour Thill, 35 heures de Travaux d’Intérêt Généraux (TIG) pour le recel et 65 heures de TIG pour violence sur gendarmes. Il devra payer 300 euros de dédommagement pour l’un et 500 euro pour l’autre gendarme et l’outrage fut acquitté.
Pour Hugo ce fut 35 heures de TIG pour le recel et 300 euros d’amende avec sursis pour le refus du prélèvement ADN.

>Nos prochains procès sont le 11 septembre, nous appelons la population à venir à partir de 9h pour soutenir les 9 copains accusés de recel d’électricité avec dégradation. La ZAD tiendra bon malgré la répression, nous ne pouvons plus fermer les yeux.

_________________________________________

Déclaration d'occupation à Domino

Le Site que nous occupons actuellement est une ancienne colonie de vacances que le propriétaire actuel a acquis alors qu'elle était abandonnée depuis plus de 20 ans. l s'agit d'un promoteur immobilier qui souhaitait en faire un complexe Hotelier.

Malheureusement pour lui la municipalité de Saint George d'Oleron ne lui a pas accordé le permis de construire puisse qu'il s'agit d'une zone boisée classée.

Une première tentative d'expulsion par intimidation a eu lieu vendredi 26 Juin. Ce Promoteur à ensuite proposé au Maire de Saint George d'Oléron D'EXPULSER LUI MÊME LES ZADISTES CONTRE L'ACCEPTATION DE SON PROJET IMMOBILIER PAR LA MAIRIE !!!!
Heureusement Monsieur le Maire à refusé, mais le danger reste omniprésent.

Nous retrouvons sur Oléron les mêmes schémas qui se reproduisent à l'égard des autres Zads ailleurs: des milices s'organisent pour défendre eux-mêmes leurs intérêts et ceci est inacceptable dans un état de droit !

L'article du "Journal le Littoral"

_________________________________________

Retour des réunions publiques, parce que sans informations ni concertations: pas de solutions ! - 2 juillet 2015

Les premières réunions publiques, à la Maison Heureuses, ont permis de rassembler divers composantes de la lutte contre le projet de filières de la Malconche: locaux, touristes, professionnels de la mer, membres de l'association APLIMAP ainsi que les zadistes, mais pas seulement: des ostréiculteurs en accord avec le projet et quelques personnes du même avis.
Cette hétérogénéité a amené des débats très instructifs et permis à chacun de connaître le positionnement de l'autre et ainsi de comprendre un peu mieux la problématique sous différents angles.
Ces espace temps ont également pour vocation de rassembler mais surtout d'informer sur un thème une fois de plus sujet à la désinformation d'état. Effectivement, nous nous sommes rendu compte que la plupart des personnes concernées par ce projet ou par ses impacts, ne savent pas réellement les tenants et aboutissants de cette mascarade économique.
Nous invitons toutes les personnes qui souhaiteraient s'exprimer, se renseigner ou tout simplement comprendre. Nous ne sommes pas contre la mécanisation ni la facilitation d'un métier que chacun sais très dur, mais contre une industrialisation démesurée et systématique au détriment du traditionalisme et ayant des conséquences dramatiques géologiquement, mais aussi socialement et économiquement.

Nous nous rassemblerons donc dimanche 5 juillet devant la grande plage de Domino à 17h.

Venez nombreux, le rassemblement citoyen est la seul solution pour faire entendre raison aux pouvoirs publiques.

_________________________________________

Action nettoyage des plages - 21 juin 2015

Dimanche 21 juin, occupant de la zad itinérante (les Zadistes), invité(e)s à un casse croute, rejoignirent une partie de l'APLIMAP (Association pour la Préservation du Littoral de la Malconche et des Pertuis charentais) au port du Douhet. Ce moment convivial était dédié aux retrouvailles entre zadistes et membres de l'association ainsi qu'à de nouvelles rencontres entre ces deux entités engagées contre le projet de filières conchylicoles de la Malconche. Mais ils n'en sont pas resté(e)s là.
L'APLIMAP avait lancé un appel pour une action "Nettoyage des plages". Organisé(e)s en plusieurs groupes, et munis de sacs poubelles délivrés par la mairie de Saint George d'Oléron, les militants arpentent la plage de Boyardville, la plage de la Gauterelle et la plage du Douhet.
Contrairement aux études de courantologie, affirmant que les déchets issus de la conchilyculture (culture des coquillages) n'atteindraient pas les plages, l'un des groupes a constaté, avec consternation, l'étendue de cette pollution maritime. En effet, une centaine de mètres a suffit pour rassembler une centaine de kilos de déchets: cordages, bouts de chambre à air, morceaux de pochon a huitres, collecteurs d'huitres et tasseaux de bois sur lesquels dépassaient des clous rouillés... Des signes d'envasement lié entre autres aux 50 filières déjà installées ont également été constaté, problème forcement démultiplié une fois le projet de 313 filières mis à terme.
Sur le bassin Marennes-Oléron, la conchyliculture recense près de 600 professionnel(le)s. Une activité qui entraîne d'ors et déjà une pollution du littoral. Face à une industrialisation décadente, des solutions alternatives et traditionnelles existent et favorise la pérennité de la profession. Cet impact environnemental ne peut laisser les élus, les consomm'acteurs, les producteurs insensibles et passifs face à ce genre de projet dévastateur.

Mobilisons nous, le pouvoir est au peuple, l'avenir est entre nos mains et non dans celles des investisseurs, pollueurs et des grands décideurs !!!

Lien sur le site de L'APLIMAP

_________________________________________

Nous, sympathisant-e-s, clowns et activistes de la ZAD d'Oléron, n'avons pas dit notre dernier mot, la lutte ne fait que commencer - 27 mai 2015

RETOUR SUR NOTRE OCCUPATION DE LA MAISON HEUREUSE:

Coupons l'herbe sous le pied à nos détracteurs: L'Etat et certains médias nous ont fait passer pour des squatters à la limite de la délinquance, qui prendraient pour prétexte la lutte contre le champs de filières conchylicole de la Malconche pour pouvoir squatter tranquillement la Maison Heureuse. On nous accuse aussi de dégradations dans le bâtiment et de violences sur policiers, ce qui est totalement faux, nous allons y revenir.
Nous rappelons que la Maison Heureuse avait déjà été "squattée" plusieurs fois depuis son abandon il y a deux ans par le CEPMO, un lycée expérimental qui louait alors les bâtiments. De nombreuses peintures, graffitis et fresques avaient été réalisées par les élèves. Plusieurs journalistes, dont Monsieur David Labardin du journal "Le Littoral" étaient présents le 18 avril, jour de notre arrivée officielle dans la Maison Heureuse. Ils ont pu constater par eux-mêmes les dégâts importants occasionnés avant notre arrivée, que ce soit sur le mobilier ou le bâtiment lui-même. L'adjoint à Monsieur le Maire de Saint-Georges, Monsieur Yannick Morandeau, ainsi que de nombreuses autres personnes et plusieurs policiers, nous ont eux-même confirmé que tout le monde était au courant que le bâtiment avait déjà été squatté et endommagé.

La Maison Heureuse

Des bâtiments endommagés, certes, mais à cause de l'abandon complet depuis deux ans de l'ancien lycée par la commune !
Nous aurions même plutôt remis en état les lieux: l'un des bâtiments annexes menaçait de s'écrouler car la charpente y était en mauvais état (nous avons des photos), par le biais d'un chantiers collectifs, nous avions commencé à le rénover.
Le bâtiment principal était, lui, en bon état, les charpentes ayant moins de 50 ans, contrairement aux dires de Monsieur le Maire qui le décrivait comme "insalubre" voire dangereux. Son abandon depuis deux ans par la commune nous a demandé quelques travaux de rénovation, un grand nettoyage, et nous avons réalisé quelques fresques à coté de celles déjà existantes.
Nous voulions épargner à la Maison Heureuse un scénario à la "Ile de Ré", car le projet est de faire de cet ancien lycée un centre de réadaptation pour les sportifs de haut niveau, peut être pour "Zlatan" ou d'autres stars ? Notre vision du monde est plus globale: nous constatons l'accaparement des terres et des mers au profit des plus riches et nous n'en voulons pas. La terre devrait appartenir à TOUS. Nous souhaitions - et voulons toujours - faire de la Maison Heureuse un centre social et culturel à bail précaire, en convention avec la Mairie de Saint-Georges. L'Ile d'Oléron ne possède actuellement pas d'un tel espace, et a besoin d'un centre social, d'une grande maison de quartier ouverte à tout le monde. La façade, deux mosaïques - la rose des vents et une frise dans le hall d'entrée - sont classées Monument Historique. Nous étions sur le point de remettre en état les lieux avec des organismes et grâce à des chantiers collectifs. Autour des bâtiments, des Orchidées-Bourdon, plantes en disparition et protégées, poussent en présence d'une quantité d'autres plantes médicinales semi-sauvages, et nous aurions voulu faire de la Maison Heureuse un observatoire de la biodiversité. Notre objectif principal sur ce lieu est de projeter et diversifier de nombreux ateliers pour correspondre à l'ensemble de la population. Cela comprend de l'agroforesterie, des jardins potagers, des ateliers de clown, de médecines douces, ateliers de construction/rénovation, des projections de cinéma, des expositions, des concerts, des assemblés générales, des conférences et tant évènements, dans la convivialité, le partage, et la gratuité ! Au lieu de cela, nous passons pour des squatteurs... En réalité, la Maison Heureuse était déjà ce que nous avions projeté, grâce à nos soutiens : nous y avons semé des graines, planté des arbustes, organisé un premier concert, animé des chantiers collectifs, discuté avec quantité de gens de tous les horizons... Le dimanche, dès 16h, c'était réunion publique avec la population.

Concernant le soutien local, nous avons longuement discuté avec les restaurateurs et les commerçants de Boyardville: ils reconnaissaient que nous n'impactions pas sur leurs clientèles ni leurs chiffres d'affaires, contrairement à ce que les médias ont pu suggérer auparavant, et seuls quelques retissants gardaient leurs positions à notre encontre. La Maison Heureuse recevait plusieurs dizaines de visites par jours et reprenait sa gaieté passée.
De quoi nous accuse- t-on maintenant ? D'avoir dégradé ce magnifique bâtiment ? Qu'elle ironie et quelle mauvaise fois de la mairie ! Ceci est parfaitement faux et nous assumons l'état des lieux lors de notre expulsion qui était irréprochable. Détruire le bâtiment ? C'est plutôt la Mairie qui s'apprête à le défigurer ! Sans doute en raser des parties pour y installer des résidences de luxe ! Hors dans ce cas il s'agit tout simplement de la privatisation et destruction d'un espace public classé aux Monuments Historiques !
Ré-approprions-nous la Maison Heureuse ! Qu'elle soit ouverte à toutes et tous !
Nous rappelons au passage que, d'après l'INSEE, la France compte 2 millions de logements vacants, ce qui serait amplement suffisant à répondre à la demande cruciale de logement.

Mais ce qui dérangeait sans doute le plus Monsieur le Maire est que la Maison Heureuse hébergeait la Zad qui s'inscrivait dans la lutte contre le projet démesuré de filières conchylicoles dans l'anse de la Malconche et de ce qui y gravite autour. Cette lutte se réclame d'une vision très globale, écologiste, altermondialiste, de la gratuité et du partage sur une planète où l'on crève d'une abondance accaparée par un très petit nombre, car bon de rappeler qu'en France un tiers de la nourriture finit à la poubelle, que deux millions de logements vides attendent d'être occupés, que la majorité des subventions sont attribuées à une minorité, que ce soit au travers de la PAC ou dans la conchyliculture.

Notre lutte est globale. Nous nous élevons contre le projet de filières dans l'anse de la Malconche et son Monde ! Nous luttons aussi contre le mal-logement, les inégalités, l'aliénation et le contrôle de la population, les lois sécuritaires, la privatisation des villes, des campagnes et des mers. Non au MacDo à Dolus, non au Grand Marché Transatlantique (TAFTA), à la privatisation de la Maison Heureuse, non aux filières dans la Malconche et à son monde ! Oui à la nourriture saine et locale, aux circuits courts, à la Démocratie, à l'écosystème et au projet de centre culturel et social de la Maison Heureuse !

RETOUR SUR LA SEMAINE PASSÉE:

La restitution de nos "affaires" Nos affaires personnelles sont quand à elles toujours retenues !
Nous sommes vite revenus de GAV
Nous nous sommes faits agresser

Retour sur les harcèlement subi lors de notre bref passage chez un ostréiculteur sympathisant, du 15 au 19 mai.
Après notre expulsion de la Maison Heureuse de Boyardville, un opposant au projet nous a proposé de nous accueillir sur une partie de ses terres, le temps de nous puissions organiser.
Mais héberger des "zadistes" semble voué à la répression et à l’intimidation. Dès le lundi 18 mai ce sympathisant au mouvement Zad recevait un courrier très menaçant: nous devions évacuer le campement avant mercredi 20 mai, faute de quoi des "visites musclées" étaient annoncées, des menace de brûler sa cabane, ainsi que des menaces de mort. Madame le Préfete, Mme Abovillier, a aussi exercé une pression inadmissible, évoquant, avec toute la dose d’arbitraire que cela implique, de possibles contrôle sanitaire l’empêchant par la suite de ce sympathisant de commercialiser sa production d'huîtres.
En outre, nous avons été victimes d’une agression préméditée lors de notre concert le 16 mai, ce qui a encore jeté de l’huile sur le feu. [Le communiqué]
Nous avons donc décidé de quitter les terres de notre sympathisant, déménageant 4 fois en une semaine ! Mardi 19 le site en question ne comportait plus aucune trace de notre passage.

LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER !

Nous souhaitons ici revenir sur le futur de la lutte: comment nous organiser avec les habitant-e-s d'Oléron. Car la lutte contre les filières de la Malconche ne fait que commencer ! Ainsi à Notre-Dame-des-Landes c'est après l'expulsion le 12 novembre 2012 que la lutte s'est amplifiée. Les associations, collectifs et citoyens-nes de France et d'au delà se sont alors mobilisés et ont créé véritablement la ZAD.
Évidement la lutte à Oléron est différente et ces enjeux aussi; mais ne rien faire serait cautionner la mort de l'ostréiculture traditionnelle en accordant un blanc-sain à l'industrialisation de l'aquaculture, au saccage de notre littoral. La mafia conchylicole (CRC) œuvre pour diviser l'ostréicultures et intimide qui s'oppose à la mise en place de leurs projets. Le circuit des écloseries ne devrait pas exister, et pourtant personnes ne si oppose ouvertement. Des antibiotiques sont largement utilisés sur la duploide et la triploide dans les bassins des écloseurs, et l'évacuation des eaux polluées ne fait l'objet d'aucun suivi. Une bonne partie de la profession utilise ce circuit et cautionne pat là-même ces méfaits auxquels une population peu informées voire désinformée ne peut résister.
Les 80% de la profession ostréicoles ne participant pas à ce projet devraient se rassembler, former un comité pour s'opposer au CRC, et apporter d'autre solution que les filières dans l'anse de la malconche afin de sauver l'ostréiculture tradionnel. N'ayons plus peur de faire entendre nos voix, et agissons ensemble pour le bien commun !

Non aux grands projets inutiles et imposées, oui à la biodiversité, la planète se meurt, protégeons là !

Signé : les voyageuses et voyageurs et invisibles clowns de la ZAD volante d'Oléron

_________________________________________

Communiqué suite aux violences du samedi 16 mai en cours de soirée

Samedi 16 mai la ZAD organisait un concert pour célébrer sa réouverture sur une terre prêtée par un ostréiculteur. Dans la soirée, pendant que des groupes jouaient, cinq personnes sont arrivées, ont fait le tour du site afin d'estimer le nombre de personnes présentes et pour repérer le lieu. Ils ont par la suite tenté des attouchements auprès de femmes présentes. Des copains se sont interposés pour calmer le jeu et se sont fait violemment frappés le visage et le corps. Ce groupe a alors sorti des matraques téléscopiques ainsi que des poings américains pour frapper au hasard dans la foule, hommes et femmes confondus. Nous pensons que ce groupe a été commandité par une entité et armé en conséquence; cette action était de toute évidence préméditée. Quand nous avons réussi à reprendre la situation en main ils nous ont clairement annoncé qu'ils reviendraient encore plus nombreux avec des fusils.
Cela ne nous empêcha pas de reprendre le concert et de continuer la soirée malgré le départ de plusieurs personnes effrayées par la violence de cet évènement. Cela ne nous décourage pas pour autant dans notre lutte. Au contraire, nos convictions se renforcent d'autant plus. Ils cherchent a nous enterrer mais ils ont oublié que nous sommes des graines. Nous ne pouvons pas garder le silence sur ce qu'il nous est arrivé. Nous dénonçons cette violence inhumaine à notre encontre. Nous ne lâchons rien, la lutte ne fait que commencer et les réponses pour l'accomplir ne se font pas attendre. Nous appelons toute personnalité et entité à dénoncer cet acte pour briser le silence afin qu'ils se découragent à l'avenir !
Nous n'avons eu aucun blessé grave ce soir là, heureusement, mais nous ne pouvons pas garder le silence sur cet évènement.

les occupant-e-s de la ZAD des marais de Dolus

_________________________________________

Communiqué après expulsion de la ZAD - la Maison Heureuse à Boyardville - 12 mai 2015

La ZAD de la maison Heureuse fêtait son premier mois d’occupation officielle le 11 Mai.

Mardi matin à 6 heures, le 12 mai, une compagnie de 110 unités encerclait la Maison Heureuse. Des moyens extrêmement militarisés ont été déployés, notamment des bateaux autour du site pour nous empêcher de s’enfuir par la mer. Il y avait un hélicoptère, une équipe formée à l’escalade de bâtiments, un bélier, des maîtres chiens, des démineurs, du personnel du Ministère de l’intérieur (photographe et cameraman), des GM, le PSIG, la DGSI, la SDRT, un peloton de renseignement de la gendarmerie, des gendarmes locaux et du continent ( unité de Charleville-Mézière par exemple ) et du beau monde en civil. Au même moment la ZAD d’Echillais nous appelle pour nous avertir qu’ils et elles se faisaient attaquer, il était 06h 05.

L’État a voulu frapper un grand coup pour affaiblir le mouvement. Dominique Bussereau, le Président du Conseil Départemental de la Charente-Maritime déclare à Manuel Valls et Bernard Cazeneuve « que l'évacuation d'Oléron et d'Echillais » signifie que la légalité républicaine est maintenant respectée. Comment peuvent t-ils parler de légalité républicaine ? Cet acte est une dérive de plus à l’encontre de la démocratie. Prochainement l’Etat défigurera la Maison Heureuse, lundi 18 mai des ouvriers devraient murer le bâtiment et mettre des portes blindées sur un si bel endroit. C’est de la dégradation délibérée, un saccage de plus exposé aux yeux de tous-tes. D’ici quelque temps, un promoteur va louer les bâtiments pour en faire un centre de remise en forme pour sportifs de haut niveaux. Privatiser un lieu public classé historique pour le profit, c’est bien la marque d’un néolibéralisme décomplexé qui ne se cache plus. A la place d’un centre pour des Zlatan et autres stars milliardaires, faisant d’Oléron une réplique de l’Île de Ré, nous défendions le projet d’un centre culturel et social, un espace de gratuité et d’échange, ce qui manque cruellement à l’île. En outre, des plantes en voie de disparition et protégées ont été recensées dans l’enceinte de l’établissement, et nous étions sur le point de demander à l’intégrer dans la zone Natura 2000 voisine.

Ces deux interventions simultanées sur les ZAD d’Oléron et d’Echillais auront mis au total 16 copains et copines en G.A.V. Deux d’entre eux ont été mis hors de cause, quatre autres ont fait l'objet d'un rappel à la loi, et sept seront convoqué-e-s le 11 septembre à 9h au Tribunal Correctionnel de la Rochelle dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Deux copains ont été transférés au parquet le 13 mai à 9h du matin et ils seront jugés au Tribunal Correctionnel de la Rochelle le 9 juillet à 16H. L’un passe pour outrages et violences sur gendarmes pour des faits antérieurs qu’il conteste, et pour recel d'électricité avec dégradations. En attendant, il a interdiction de se rendre dans la commune de Saint-George, sous peine de détention provisoire jusqu’au jugement. L’autre copain est accusé de recel d'électricité avec dégradations et refus d’ADN, et il a aussi interdiction de se rendre sur toutes les communes de l’ile d’Oléron sauf celle de Dolus ; et interdiction de voir tous les personnes présentes lors de l’expulsion jusqu’au jugement sous peine de détention provisoire.

Suite à notre arrestation, nous avons été éparpillé-e-s sur Rochefort, Marennes, Nieul-Sur-Mer, Cozes, Saint-Jean-d'Angély, Angoulins, Pons, Saintes, Jonzac et l’Ile de Ré. A noter, personne n’a été dans une gendarmerie sur l’Ile d’Oléron. Les 4 toutous ont été mis à la fourrière de Saint Pierre d’Oléron et nous avons du payer 100 euros pour les récupérer. Le village de Boyardville a été quadrillé de gendarmes et ils ont fouillé tous les véhicules y entrant . Les forces de l’ordre empêchaient tout rassemblement autour de la Maison Heureuse et des pelotons patrouillaient tout autour. Le site est encore bien surveillé par les chiens de garde de l’Etat, et la Maison Heureuse n’est donc plus accessible.

C’est donc une chance qu’un ostréiculteur nous propose une terre sur Dolus, Route des huîtres. Nous commençons dès aujourd’hui à investir le site de la nouvelle ZAD d’Oléron, et nous voudrions utiliser que des matériaux écolo pour nos constructions, dans le respect de notre environnement et du vivant que nous défendons. Ce site est magnifique et cette nouvelle ZAD se trouve au cœur d’un site ostréicole d’importance ! La lutte ici ne fait que commencer, l’expulsion de la Maison Heureuse doit renforcer le mouvement, car l’enjeu est important. Le projet de filières de moules et d’huitres dans la Malconche est surdimensionné, financé à 70 % par l’argent public. Il ne servira qu’a une poignée d’ostréiculteurs avide de vouloir produire plus en mettant en péril le reste de la profession restant dans le bassin, et menaçant le fragile équilibre de l’écosystème marin. Le projet de la Malconche n’est qu’un début, à terme c’est 14 000 hectares de zone aquacole qui devrait être mis en place sur les côtes de la Charente-Maritime, d’Oléron jusqu’à la Rochelle.

Les travaux dans l’Anse de la Malconche devraient commencer très rapidement. Mais il reste encore des recours juridiques pour stopper le chantier, mais pour cela nous avons besoin du soutien de la population pour faire monter la pression face au CRC, la lutte ne fait que commencer !

Ici ou ailleurs soyons partout, ZAD Partout !

_________________________________________

Communiqué après arrêté d'expulsion - 21 avril 2015

La ZAD de la malconche est expulsable depuis le 21 avril, comme de nombreuses ZAD en France.

Ce projet de champ de filières en eau eaux profondes est controversé depuis plus de 4 ans. Il commence avec une première enquête publique sans étude d'impact. Pour cela il finit par être suspendu en 2012. Arrive alors, fin 2014, une nouvelle enquête publique avec 77% d'avis défavorables. Les études d'impact sur la courantologie et la sédimentation mené par IFREMER ont été bâclées et le projet est quant à lui revu à la baisse. Il passe de 400 hectares à 250 hectares, mais le nombre de filières n'a presque pas changé. Ils n'ont fait que resserrer les rands entre les filières, passant de 100m à 80m. Sans recul ni d'étude d'impact concrète sur de telles surfaces d'exploitations cela peut mener à un drame écologique . Pourquoi ne pas appliquer le principe de précaution ? De plus les filières capteront massivement tout le phytoplancton, un réel problème pour les 80% d'ostréiculteurs restant dans le bassin. La mécanisation de cette profession met à mort un savoir faire qui se pratique depuis des générations dans notre région. Pourquoi ne pas subventionner les petits exploitants ostréicoles respectueux du vivant et de la la qualité de leurs produits ?
Ne refaisons pas les mêmes erreurs souvenez vous de la révolution verte. Le champ de filières dans la Malconche n'est qu'un prémisse, bientôt des milliers d'hectares d'aquacultures émergeront sur le littoral charentais. Cela comprend la conchyliculture, la mytiliculture et la pisciculture que des techniques agro-industrielles, cela aura un impact majeur sur l'environnement. Pourquoi cette logique productiviste, sachant que la profession connaît des invendus depuis plusieurs années ? Le TAFTA joue t-il un rôle dans cette industrialisation ? Avec la nouvelle loi MACRON il n'y aura plus d'études d'impact ni d'enquêtes publiques. Comment serons nous avertis quant de tels projets émergeront ? Nos élus joueront-ils leur rôle d'informer la population ? Nous ne pouvons pas rester avec tant de questions sans réponses, nous devons faire bloc ensemble. Voila pourquoi il est crucial de comprendre que ce champ de filières n'est rien comparé à ce qui arrive dans les années à venir.

Nous devons réagir ! Nous lançons un appel à venir occuper la ZAD de la Malconche : venez nombreux et nombreuses !

_________________________________________

Occupation de la Maison Heureuse sur Oléron - 11 avril 2015

A l’appel d’opposant.e.s au projet de création d’un immense parc dédié à la production industrielle d’huîtres et de moules en eau profonde

Une manifestation d’une cinquantaine de personnes s’est élancée en direction de l’immense bâtiment de l’ancien lycée autogéré expérimental du Cepmo. Le lieu se trouve a la sortie de Boyard Ville, accolé au port, à la plage et à une dizaine de minutes à pied de la zone du projet. L’appel initial à occupation de la forêt des Saumonards n’aura donc été qu’un leurre, et nous n’avons pas été là où nous étions attendu.e.s

Sur place les occupant.e.s présent.e. ont ouvert les portes aux manifestant.e.s, déployant des banderoles comme « Pour le label Oléron-Marenne, Pas d’OGM », « Zone Aquatique à Défendre » ou encore « L’état s’envase, Sauvons nos plages ».

Il les ont montré les preuves d’une occupation de plus de 48h aux gendarmes présents. Ce qui ne les à pas empêché de tenter un passage en force dans la maison. Ils se sont heureusement heurtés à la résistance des personnes présentes et ont été contraints de rebrousser chemin.

Le propriétaire du bâtiment public, le maire de Saint-George, et opposé au projet de création du parc, s’est rendu sur les lieux. Il a pu constater l’occupation et a déclaré lancer une procédure d’expulsion car il ne cautionne ce mode d’action « illégal mais légitime » selon ses dires.

A cette heure-ci l’occupation débute et nous lançons un appel aux forces vives et autres pirates des mers à venir sur place pour renforcer le mouvement naissant. Les travaux risquant de débuter incessamment sous peu à quelques kilomètres des côtes. Nous souhaitons aussi redonner vie à ce bâtiment chargé de symbole qu’est la Maison Heureuse en le réhabilitant car il se dégrade depuis plus de 2 ans maintenant.

Zone Aquatique à Défendre
ZAD Partout

A noter tout de même une défiance d’une part des habitant.e.s du coin. Certain.e.s ont peur de l’arrivé de « Zadistes » pouvant nuire à l’économie touristique de l’île mais opposé.e.s au projet du parc, d’autre farouchement pour et proférant des menaces de mort... On pouvait lire plusieurs banderoles arborée sur des façades « Pas de Zad a Oléron » ou encore « Non aux Zadistes ». Une quinzaine de personnes ont aussi été bloquées à midi, heure du rassemblement, par la genmerderie à l’entrée de la ville pour un contrôle d’identité.
Quelques personnes ont accepté de donner des noms mais la majorité a refusé de se soumettre au contrôle. Il et elles passeront tout de même 3h sur la zone sous bonne surveillance.
A noter tout de même la réussite d’une des personnes a se dérober des yeux des gendarmes pour rejoindre l’occupation après 1h30 emprisonné à ciel ouvert.
Les personnes contrôlées auront permis en outre de diviser et distraire les forces de gendarmerie ce qui a permis à plusieurs personnes de passer entre les mailles du filet.
2 personnes sont tout de même parties au poste pour un motif qui nous est encore inconnu.

_________________________________________

Communiqué de presse 9 avril 2015

A l’intention des Oléronnais-e-s, des petits ostréiculteurs, de leurs employ-é-e-s, des associations de l’île, élu-e-s, commissions et autorités concernées par le projet de filières dans la Malconche :

Cette gigantesque installation sera destiné à une poignée d’ostréiculteurs avides de vouloir produire plus en négligeant le reste, le vivant et son environnement

Ce grand projet inutile, issu d’une logique productiviste est dépassé depuis que nous avons conscience des limites de notre planète. Agir maintenant est le seul moyen de laisser aux générations futures le droit de vivre dans un monde ou notre environnement et nos savoir faire ne seront pas saccagés

De partout émerge ce genre de contestations. Oléron n’est qu’une victime de plus de l’agro industrie.

Partout, la population s’indigne et se révolte car elle n’a pas d’autre choix. Le déni de démocratie est évident. Les porteurs de ces grands aménagements fuient les débats publics, falsifient les études d’impact. Les simulacres d’ enquêtes publiques ne répondent pas aux attentes de la démocratie.

Le 4 mars, la préfète, Mme Abollivier signe l’arrêté autorisant la création du champ de filières.(cables servant a recupérer les crustacés) Un mois après, la Ministre de l’Ecologie, signe le décret créant le Parc Naturel Marin de l’Estuaire de la Gironde et des Pertuis charentais. Cette exploitation de grande envergure se situe donc sur une zone protégée ! C’est une aberration totale qu’il faut dénoncer..

Demain, des quantités astronomiques (de déchets organiques rejetés par l'élevage de millions d'huîtres et de moules chromosomiquement manipulées . C’est un drame écologique sans précédent, la mort de l’ostréiculture traditionnelle telle que nous la connaissons.

Les ZAD cristallisent un mécontentement généralisé de la société de consommation., La multiplication des actes de violence par l’État et l’émergence d’exploitation à grande échelle devient monnaie courante. Tous ces éléments sont des vecteurs de nouvelles formes d’aliénation et d’inégalité appelées le Néolibéralisme.

C’est pourquoi l’appropriation d’un espace public au nom de la désobéissance civile est notre moyen d’action principal pour s’organiser et lutter efficacement contre ces projets inutiles et imposés. Cet acte vise à éveiller la conscience des citoyens afin d'œuvrer pour l'intérêt général. Ce n'est pas une rupture de citoyenneté, ni un acte insurrectionnel mais un devoir que nous avons de porter en chacun de nous .

La manipulation médiatique nous discrédite et nous pousse à la division. C’est pourquoi nous appelons la population et toute forme d’instance à s’unir et être solidaire pour dévoiler la nature même de notre engagement Il est temps d’arrêter le saccage généralisé de notre planète, notre implication totale est nécessaire pour changer un monde qui s’autodétruit avec obstination.

Nous ne sommes pas en marge du système, bien au contraire, nous essayons de l’améliorer à notre échelle en proposant des alternatives visant un éveil de la société civile sur l’urgence de protéger notre planète et l’avenir de nos enfants.

Revendications concernant le site de la Malconche et l’implantation de filières industrielles d’huîtres et de moules en eau profonde*

  • empêcher l’implantation des ces filières à proximité immédiate de la côte à cause des nuisances nombreuses pour les usagers des plages et du plan d’eau de la Malconche.
  • dénoncer le cercle vicieux de l’agro-industrie et son monde
  • favoriser l’ostréiculture traditionnelle en orientant les financements publics vers l’ostréiculture respectueuse du vivant et de la qualité et non vers les gros producteurs bénéficiaires des filières
  • NOUS DEMANDONS UN MORATOIRE IMMEDIAT DU PROJET
  • A charge pour le CRC de trouver une autre localisation s’il persiste dans son projet (dans le Pertuis breton par exemple)

Signé, quelques futur-e-s occupant-e-s de la ZAD de la Malconche.

ZAD partout !

Template Templatemo downloaded free website templates php-ised